> Ce direct est alimenté par les rédactions de l’Indre-et-Loire, de Loir-et-Cher, de l’Indre, de la Vienne et des Deux-Sèvres. Il est édité par Alizée Golfier.
17 h 01. La troisième fois sera la bonne pour les manifestants de Poitiers. Le cortège arrive place Leclerc et se positionne dans le prolongement de la rue Victor-Hugo, le regard tourné vers la préfecture.

Les manifestants sont arrivés place Leclerc.
© Photo NR, Boris Granger
Dans la rue Victor-Hugo, un sit-in s’improvise face au cordon de CRS positionné devant la préfecture. « Je suis content qu’on soit arrivés jusque là malgré les intimidations de la police et les jets de lacrymo», sourit un vieux briscard des mouvements sociaux poitevins.

Rue Victor-Hugo, les manifestants font un sit-in face aux CRS.
© Photo NR, Laurent Favreuille
17 h. À Niort, après une manifestation qui s’est achevée peu avant 13 h, une assemblée générale réunissant une petite cinquantaine de personnes se tient actuellement dans le parc de Pré-Leroy, en bordure de Sèvre. Jeunes, travailleurs, privés d’emploi et retraités doivent y prendre successivement la parole. Notre couverture s’arrête toutefois ici. Les participants ont voté le départ des journalistes présents.
16 h 56. À Tours, les rangs de la manifestation s’éclaircissent sérieusement. La plupart de ceux qui restent en première ligne mettent des masques, écharpes, cagoules. Pour l’instant, pas de provocations envers les forces de l’ordre, cantonnées rue Nationale et au bout du boulevard Heurteloup (côté place Jean-Jaurès). Pour les manifestants, il est possible d’évacuer soit par l’avenue de Grammont, soit par le boulevard Béranger.

Les rangs des manifestants s’éclaircissent tandis que certains participants revêtent masques et cagoules.
© Photo NR, Olivier Brosset
16 h 55. Après avoir contourné le passage des Cordeliers sans encombre et sans tension, à Poitiers, le cortège se prépare à tenter une nouvelle approche de la place Leclerc par la rue Gambetta.
16 h 45. À Poitiers, le cortège continue son parcours dans les petites rues, finalement en direction de la place du Marché. Les manifestants dépassent l’église Notre-Dame sans rencontrer la moindre opposition des forces de l’ordre.
16 h 33. La situation se stabilise rue Magenta, à Poitiers. Les manifestants comme les forces de l’ordre ont retrouvé leur position. « Tout le monde descend », crie une manifestante pour les derniers manifestants, alors que le cortège descend la rue Foch.
Même les yeux rougis par les lacrymogènes et emmitouflés sous leurs masques baissés, les manifestants continuent de plaisanter et de danser au rythme des enceintes. Ils tentent un nouveau chemin pour rallier le centre-ville par la rue Jean-Jaurès.
16 h 30. À Tours, le cortège de manifestants est de retour place Jean-Jaurès. Pour l’instant, tout est toujours calme.

Le cortège est revenu place Jean-Jaurès. La manifestation s’est déroulée dans le calme.
© Photo NR, Olivier Brosset
16 h 26. Les premières grenades lacrymogènes viennent d’être tirées rue Magenta, à Poitiers.

Les forces de l’ordre ont lancé des grenades lacrymogènes, rue Magenta, à Poitiers.
© Photo NR, Boris Granger
La configuration des rues facilite le repli des manifestants. Une poignée de manifestants restent au contact, les autres se sont repliés dans la rue Foch. On s’échange du sérum physiologique alors que les forces de l’ordre envoient une nouvelle salve. « Reculez », entend-on crier pendant qu’une enceinte chante « Mort aux vaches ».
16 h 25. Quelque 46.000 personnes ont manifesté à Paris « pour la jeunesse et contre la vie chère », a annoncé la préfecture de police peu après 16 h. Une mobilisation nettement inférieure à celle de jeudi qui avait rassemblé 65.000 manifestants, selon les autorités, dans la capitale. Le cortège a défilé de la place de la République à la place de la Nation, dans le calme.
16 h 20. Moment suspendu, en centre-ville de Poitiers, entre manifestants et forces de l’ordre : les deux camps s’observent, immobiles, à bonne distance. Puis mouvement de recul. « Il a un LBD en main », dit un manifestant, les yeux rivés vers les forces de l’ordre qui lancent la dernière sommation.
16 h 15. La préfecture d’Indre-et-Loire vient de communiquer un chiffre de participation à la manifestation tourangelle : « 2.500 personnes au plus fort de la mobilisation ». Pour rappel, samedi dernier, le chiffre de 12.000 manifestants avait été donné.
16 h 10. Les policiers procèdent aux sommations à l’entrée de la place du Maréchal-Leclerc, rue Carnot, pendant que les commerçants plient les terrasses en panique. Une majorité de manifestants reculent et passent par la rue du Petit-Bonneveau.

Sommations des policiers envers les manifestants place du Maréchal-Leclerc, à Poitiers. La majorité recule et passe rue du Petit-Bonneveau.
© Photo NR, Boris Granger
Le cortège avance rue Magenta, tout droit sur un nouveau cordon des forces de l’ordre qui bloquent toujours l’accès à la place du Maréchal-Leclerc. De nouveau les policiers procèdent aux sommations.
16 h 07. Plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées à l’appel des Gilets jaunes en début d’après-midi place de la Concorde, à Paris, malgré l’interdiction officielle. Les manifestants se sont vus infliger des amendes de 135 € chacun, pour non-respect de l’arrêté préfectoral. Ce petit rassemblement s’est achevé dans le calme, vers 15 h 30.
En face de la place de la Concorde, devant l’Assemblée nationale, Benjamin Ball, membre de la coordination des Gilets jaunes, et la porte-parole du mouvement Azelma Sigaux ont eux été interpellés en début d’après-midi, dans le calme.
16 h. Après une courte pause, le cortège poitevin se dirige en direction de la mairie. L’ambiance reste festive, mais de nombreux manifestants commencent à s’équiper de masques et de lunettes. « Poitiers, Poitiers, antifa ! », scande la foule entre deux « Acab ».
15 h 55. À Tours, le cortège a poursuivi sa route, passant devant les impôts, puis remontant sur les bords de Loire, devant la bibliothèque.
Les manifestants sont arrêtés place Anatole-France pour une confrontation visuelle, et à distance, avec les forces de l’ordre, équipées de casques et boucliers. Rapidement, la tête de cortège reprend sa déambulation en direction des Tanneurs, puis des Halles par la rue Bretonneau.
15 h 45. À Poitiers toujours, les deux cortèges se sont rejoints porte de la Madeleine. Le cortège unifié entre dans le parc de Blossac… qu’il traverse rapidement, boosté en tête par une techno survitaminée diffusée depuis une enceinte dans un chariot.
15 h 30. Arrivés à quelques pas de la gare de Poitiers, une partie du cortège passe par le tunnel en scandant : « Le tunnel ! Le tunnel ! » « C’est drôle », sourient les manifestants passés par-dessus, en entendant les slogans du cortège du tunnel par les grilles d’aération. L’ambiance est toujours très détendue.
Près de 2.500 manifestants à Tours
Julie et Marie, étudiantes, manifestent depuis le début : « On nous demande de retourner en cours mais il n’y a pas de profs… » Les deux jeunes filles, dont c’est le premier mouvement social, se disent déterminées et en désaccord avec les moyens déployés par les forces de l’ordre. « On manifeste pacifiquement et on se prend de la violence en retour. »
15 h 20. Parmi les manifestants du cortège de Poitiers-sud, Mehdi, 31 ans, habitant de Cozes (Charente-Maritime), est venu retrouver une amie à Poitiers : « Le pouvoir d’achat est explosé au sol, constate-t-il. On ne fait pas payer les bons ! Je fais 50 km pour aller travailler chaque jour à la centrale nucléaire de Blaye et je sens bien passer l’explosion du prix du gazole ! Aujourd’hui, avec les suppressions de gares, on ne peut plus se passer de la voiture. J’ai l’impression que tout a été fait pour que ça se passe comme ça. »
Étudiante en fac de psychologie à Poitiers, Romane est tout aussi remontée : « Les mouvements étudiants ont rejoint les cortèges de salariés et de retraités, souligne la jeune femme de 21 ans. Moi, je manifeste depuis le lycée : à l’époque, on avait participé aux manifs contre la réforme des retraites… Cette semaine, on a bloqué le campus, mais on a quand même du mal à motiver certains étudiants en droit ou en sciences, alors que plusieurs bâtiments tombent en morceaux et qu’on manque de profs, en raison d’un budget en diminution. »
Le pouvoir d’achat est explosé au sol. On ne fait pas payer les bons
Mehdi, manifestant Poitiers
15 h 10. À Poitiers, le cortège se met en mouvement et quitte la porte de Paris, direction la gare, au son du slogan « Siamo tutti antifascisti » (Nous sommes tous antifascistes, en français). Ils sont près de 700 manifestants.

Le blocage porte de Paris levé, les manifestants ont formé un cortège en direction de la gare.
© Photo NR, Boris Granger
Pendant ce temps, le cortège parti du sud de Poitiers est devancé par un street medic et un militant de Sud, drapeau en main, qui sécurisent le passage des carrefours. À l’arrière, seules deux voitures de polices ferment la marche, s’assurant qu’aucun véhicule ne tente de forcer le passage.
15 h 05. À 14 h, 7.000 personnes participaient à 68 actions partout en France, selon l’entourage du ministre de l’Intérieur Laurent Nunez.
La mobilisation de ce samedi 7 novembre marque donc « un net recul » du nombre de manifestants sur l’ensemble du territoire, selon les autorités. À titre de comparaison, le samedi 31 octobre à 14 h, les autorités comptabilisaient 15.000 participants pour 65 actions.
15 h.
« On manifeste contre la vie chère, le manque de moyens dans les collèges et les lycées, explique Maeva, étudiante en droit à Tours. Tout augmente et rien ne suit. Ni pour les jeunes, ni pour les vieux, ni pour personne. »
Tout augmente et rien ne suit
Maeva, manifestante Tours
14 h 57. À Blois, le cortège prend la direction de la gare en évitant le centre-ville. Il reste à une petite centaine de manifestants.
14 h 55. Désormais, ce sont tous les accès à la porte de Paris qui sont bloqués, à Poitiers. Une poignée de militants échangent des informations et organisent l’occupation à l’aide de talkies-walkies. Pour l’instant le rassemblement, qui compte plusieurs centaines de personnes, ne semble pas décidé à se mettre en mouvement. La légère tension de l’installation du blocage s’est dissipée et l’ambiance est calme. Certains véhicules sont tout de même autorisés à passer. C’est notamment le cas des infirmiers.
14 h 51. Dans le centre-ville de Poitiers, une dizaine de véhicules de CRS sont d’ores et déjà positionnés devant la préfecture de la Vienne, place Aristide-Briand. Des patrouilles de policiers de la brigade anticriminalité (Bac) circulent à pied dans le secteur piétonnier. Dès vendredi soir, le préfet a pris plusieurs arrêtés pour encadrer le mouvement de ce samedi et mis en garde contre tout rassemblement non déclaré, jugé illégal.
14 h 50. À Tours, ils sont maintenant près de 2.000 manifestants. Ils ont quitté la place Jean-Jaurès vers la gare, par le boulevard Heurteloup. Le cortège se dirige vers la rue Édouard-Vaillant.

Le cortège de plus de 1.000 manifestants a quitté la place Jean-Jaurès pour déambuler boulevard Heurteloup.
© Photo NR, Olivier Brosset
14 h 45. À 14 h 40, le cortège d’une grosse centaine de manifestants, rassemblés au rond-point d’Auchan, à Poitiers-sud, prend la direction du centre-ville, derrière un drapeau tricolore.

Les manifestants rassemblés à Poitiers-sud se dirigent vers le centre-ville.
© Photo NR, Laurent Favreuille
14 h 37. Ils sont une centaine réunis devant la préfecture de Loir-et-Cher, à Blois, prêts à partir pour défiler dans la ville.

Une centaine de personnes se sont réunies à Blois.
© Photo NR, Béatrice Bossard
14 h 36. À Paris, le cortège de la manifestation autorisée s’est élancé depuis la place de la République. Les manifestants doivent rejoindre la place de la Nation, dans le cadre d’un parcours déposé en préfecture par une intersyndicale régionale. Selon BFMTV, qui cite une source sécuritaire, entre 40.000 et 60.000 manifestants sont attendus dans la capitale, où un autre rassemblement, non autorisé, doit se tenir à l’initiative des Gilets jaunes.
14 h 35. Porte de Paris, à Poitiers, un camion pousse une poubelle et force le blocage, sous le regard des policiers et les huées des manifestants. La réaction ne traîne pas : les manifestants vont chercher du matériel sur un chantier voisin pour consolider le blocage.
14 h 25. Une centaine de manifestants sont rassemblés porte de Paris, à Poitiers. Suffisamment pour commencer à bloquer une partie de la circulation. Dans le cortège, beaucoup de jeunes et des drapeaux de la CGT-Sela, des Jeunes communistes, de Sud solidaires ou de Lutte ouvrière. D’autres manifestants continuent d’arriver.

Une centaine de manifestants rassemblés porte de Paris, à Poitiers, en début d’après-midi.
© Photo NR-CP, Boris Granger
Le rassemblement grossit et le blocage s’organise. Des manifestants apportent des poubelles qu’ils couchent sur la route, pendant que d’autres assurent la circulation. Une voiture passe en klaxonnant, applaudie par la foule.

Une centaine de manifestants rassemblés porte de Paris, à Poitiers, en début d’après-midi.
© Photo NR-CP, Boris Granger
Pendant ce temps, au rond-point d’Auchan, à Poitiers-sud, une centaine de manifestants sont rassemblés devant le Quick, tandis que la police occupe le centre du rond-point.
14 h 15. À Tours, place Jean-Jaurès, 200 à 300 manifestants sont rassemblés dans le calme. Les forces de l’ordre (des policiers locaux) sont en place rue Nationale et rue des Minimes, au moins 200 m en retrait. À la vue d’une guillotine en contreplaqué arborée par un manifestant, ils s’apprêtent à s’équiper.

Entre 200 et 300 manifestants étaient rassemblés place Jean-Jaurès, à Tours, en début d’après-midi.
© Photo NR, Olivier Brosset
13 h 55. À Tours, en parallèle du rassemblement prévu contre la vie chère, deux autres manifestations étaient annoncées aujourd’hui qui pourraient être sources de tensions : la marche aux flambeaux du groupe d’ultra-droite Des Tours et des lys à 19 h 30, et une du Réseau antifasciste Touraine, organisée en réaction, à 18 h. Concernant la manifestation de Des Tours et des lys, elle se trouve dans le périmètre d’interdiction (l’hypercentre de Tours) établit par la préfecture. La contre-manifestation des antifascistes est, elle, en dehors.
13 h 40. Une intersyndicale rassemblant organisations lycéennes, étudiantes et d’enseignants appelle à une nouvelle journée de grève et de manifestations le mardi 10 novembre, selon un communiqué diffusé ce samedi par le Snes-FSU, premier syndicat des collèges et lycées.
« Le mouvement social est en position de force, le gouvernement en position de faiblesse et commence à reculer. C’est le moment d’amplifier la mobilisation en continuant à mettre le gouvernement sous pression », écrit l’intersyndicale CGT-FSU-FO-Sud-USL-Unef-Union étudiante-Unef-Fage-FSE dans son communiqué.
13 h 35. À Châteauroux, une petite cinquantaine de manifestants ont répondu à l’appel de la CGT, samedi 7 novembre. La faible fréquentation contraste avec le cortège de mille personnes réunies dans les rues, deux jours plus tôt contre la vie chère. « On ne s’attendait pas à un débordement ce samedi. On entretient la présence, on montre qu’on est toujours là et qu’on ne lâchera pas l’affaire, expose Florent Trinquart, animateur régional CGT pour la métallurgie. Les manifestations, c’est bien, c’est la face visible de l’iceberg. Ce qu’il faut, ce sont des grèves, il faut arrêter l’économie. Il va falloir passer la deuxième vitesse. Si encore, la manifestation du 5 novembre avait été un flop… Mais cela n’a pas été le cas, les organisations syndicales sont obligées de réagir. »

Une cinquantaine de manifestants ont répondu à l’appel de la CGT, à Châteauroux, samedi 7 novembre.
© Photo NR, Manuela Thonnel
Il va falloir passer la deuxième
Florent Trinquart, animateur régional CGT pour la métallurgie Châteauroux
13 h 30. À Niort, la mobilisation a débuté dès le matin avec un rassemblement d’environ deux cents personnes devant la gare de Niort. Un cortège s’est ensuite formé en direction du centre-ville. Le prochain rendez-vous est donné à 16 h, vers Pré-Leroy, pour une assemblée générale. Aucune manifestation n’est annoncée à Bressuire, Parthenay ou encore Thouars.

Environ 200 personnes se sont rassemblées sur le parvis de la gare de Niort, samedi 7 novembre 2026.
© Photo NR, Rémi Simonet
13 h 25. Une nouvelle journée de mobilisation contre la vie chère est organisée, samedi 7 novembre 2026, partout en France. Des rassemblements et manifestations sont annoncés à partir de 14 h.
Les Gilets jaunes de Poitiers ont appelé à un rassemblement au rond-point d’Auchan à Poitiers-sud, à 14 h, samedi 7 novembre 2026, sans, a priori de cortège rejoignant le centre-ville. De leur côté, les personnels du collège Jules-Verne de Buxerolles ont appelé à manifester « à 14 h, à Auchan ou porte de Paris ». Anticipant ces nouveaux appels à la mobilisation, la préfecture de la Vienne a rappelé que « ces rassemblements n’ont fait l’objet d’aucune déclaration préalable en préfecture » et que « toute manifestation non déclarée est illégale ».
À Tours, quatre déclarations de manifestation avaient été déposées jeudi soir à la préfecture, qui a pris un arrêté d’interdiction de manifester dans l’hypercentre. Un rassemblement contre la vie chère est annoncé pour 14 h, place Jean-Jaurès.